Ce terme de « célibattantes » a été créé après la Bridget Jones'mania ! Qu’est ce donc que ce barbarisme, mise à part la fusion des mots « célibataires » et « battantes » ???
Il désigne les trentenaires célibataires, actives, autonomes et indépendantes. Cela pourrait donc être (encore) moi.
Tout d’abord, je tiens à vous préciser, que je N’ai PAS AIME ni les livres, ni les films sur Bridget Jones. Pourtant après avoir été déçue par le 1 (livre ou film), j’ai persisté et lu et vu le 2 ! Par contre, l’idée me plaisait bien et du coup, je me suis laissée embarquée par la vague des romans sur les célibataires trentenaires, hommes ou femmes ! Mais je reviendrais très certainement sur le sujet à l’occasion.
Je voulais vous faire part de ma découverte du jour. « Les Editions de la Seine » vont sortir une nouvelle collection de livre intitulé « Je sais et alors ». La cible consommateur de cette collection : les filles tout d’abord, mais pas n’importe quelle fille, de préférence – je cite la promo – « trentenaires, célibataires, cultivées et drôles ».
Promesse de la collection : « ouvrages légers et drôles, romantiques ou décapants » – je continue de citer la promo – « qui traquent les rêves et angoisses inavouées de ces nouvelles héroïnes des temps modernes à la recherche du prince charmant » (Je confirme qu’ils n’ont pas mis de majuscule ni à prince ni à charmant)
Pourquoi pas, à voir, s’ils arrivent à tenir leur promesse ! ou tout du moins à être drôle.
Mais là ou j’ai fait ma grimace des mauvais jours, se trouve dans la suite de la promo. Ce livre est destiné au JJMS ; non pas que je tenais particulièrement à ce terme de « célibattante » que je trouvais plutôt drôle et sympathique ; mais j’avoue que la traduction de JJMS … cad « Jeunes et Jolies mais seules » et là ils précisent, de 20 à 35 ans m'a laissé un tant soit peu pantoise, état qui a empiré quand j'ai lu l'encart où il etait précisé qu’on appelle ça la « chick lit ». Pfffff. Et la « chick lit », c’est littéralement de « la lecture pour poulette ».
Oh, même si je suis dans la cible, même si je vais certainement en acheter un ou deux pour me faire une opinion (plus jeune, il y a donc quelques années, en cours de français je critiquais assez facilement les romans à l’eau de rose type Harlequin ou les romans de Barbara Cartland. Mon prof de l’époque m’avait dit, en as tu déjà lu. Non, saches que tu ne peux juger ce que tu ne connais pas ! J’en ai donc lu et je crois même que les ai toujours !), je reviens donc à mon idée première, je n’apprécie pas vraiment d’être classifiée dans la catégorie « Poulette ».Terme devenu péjoratif avec le temps.
Même si la « chick lit » se définit comme des romans écrits sur un ton humoristique, racontant les tribulations et déconvenues sentimentales de ces cœurs esseulés, son principal objectif serait de nous faire rire avec les copines à défaut –je re-cite- « de dénicher l’hypothétique prince charmant ».
Une fois que j’en aurais lu un, je reviendrais vous le raconter et vous donner mon avis, si si j'insiste
En attendant, j’aimerais assez qu’on arrête avec ces délires sur les célibataires trentenaires.
Entre les magazines féminins qui prônent aujourd’hui, que ces dernières sont des célibattantes parce qu’elles le veulent, quand elles ne l’ont pas choisi ! et qu’elles ne veulent pas rencontrer le grand amour (objectif : nous décomplexer parce que c’est une situation de société ?) et ces romans qui nous racontent pendant 150 pages que OUI, même si nous sommes seules, nous l’assumons parce que :
nous avons une carrière professionnelle intense et satisfaisante,
nous n’avons pas besoin d’hommes, nous nous assumons pleinement intellectuellement, financièrement seules
nous avons tous les hommes à nos pieds (en rêve généralement) et que nous n’arrivons pas à choisir (genre le billet humour du jour) et que nous avons malgré tout une vie sexuelle épanouie
etc ...
Et pourtant ne peuvent s'empêcher dans les 50 dernières pages de faire en sorte que l’héroïne découvre SON Prince Charmant, vous savez, en général son voisin, le gardien de l’immeuble, le portier de son lieu de travail, voire son collègue de bureau … en bref, celui qui était depuis DES années à côté d’elle et qu’elle n’avait jamais vu. Et ils se marièrent longtemps, vécurent heureux (euhhh, je crois que je fais un mix, mais c'est l'heure) et eurent une multitude d’enfants (peu importe son âge car c’est un roman)
Reconnaissons leur tout de même, qu’ils n’ont encore jamais osé faire arriver LE prince charmant au 7é étage sans ascenseur sur son cheval blanc à l’improviste, alors qu’Elle a un masque hydratant désincrustant purifiant et zénifiant rose turquoise sur la figure !
Ou alors, celui là, de roman, je ne l'ai pas lu !
La vérité est un peu moins drôle et débile que tout ça. Quoique !
D’abord, sur Terre, il y a plus de femmes que d’hommes. Donc en théorie, il devrait y avoir que des femmes célibataires.
Ensuite, depuis que la femme travaille et revendique les mêmes droits que les hommes (et qu’on ne se méprenne pas, j’approuve), elles doivent faire des études, travailler et avoir un plan de carrière. Et d’après les différentes analyses, elles doivent travailler deux fois plus pour être reconnue à poste équivalent pour un salaire inférieur...
Donc rencontrer quelqu’un devient un peu plus compliqué, sauf si la rencontre se fait sur les bancs de l’école.
Elles pourraient craquer sur un collègue mais c’est en général mal vu par l’employeur, qui se doit donc de se séparer de l’un d’entre eux, de préférence la femme, parce que de toute façon elle va faire des enfants, donc être absente, donc être moins productive...
N’oublions pas que pour avoir un travail, il faut aller en général « à la ville ». Et quand on y connaît personne, rencontrer du monde, seulE est compliqué (je pense sincérement que c'est plus compliqué pour une femme seule que pour un homme). Parfois même, pour garder son travail ou évoluer, il faut être mobile géographiquement, alors là, nous allons frôler la mission impossible
Caricatural, non pas vraiment. Mais la suite peut être vue comme pire.
Egalité homme femme dans le travail, on se bat pour encore aujourd’hui. Mais qu’en est il de l’égalité homme femme dans les mœurs, la société et le regard des autres ?
En effet, un homme qui a plein de conquêtes, c’est un tombeur ; une femme, une salope. Une fille qui couche le premier soir, c’est une fille facile. Une fille qui fait l’amour pour le sexe, une pute ?
Première info, messieurs, même si elles vous disent parfois le contraire, les femmes ont les mêmes besoins physiques que les hommes. Mais c’est mal vu de le reconnaître.
Assumer une vie sexuelle, « sans partenaire régulier », pour une femme est très difficile dans le regard des autres.
Bon d’accord, j’en connais, qui à 30 ans, revendiquent assumer tout cela, vont en boite, se « léve » un mec et s’imagine le lendemain, que c’est l’homme de leur vie. Mais ça aussi ça me déprime !
En résumé, il semble plus facile d'être un homme qu'une femme ; j'insiste sur "il semble", parce qu'à cela vient s'ajouter l'influence du caractère des uns et des autres (timidité, sauvagerie, ...)
Tout ça pour quoi, en fait ? Ah oui, parce que, après le créneau des enfants, des séniors, des célibataires, maintenant le marketing s’attaque aux femmes trentenaires célibataires, car elles ont du pouvoir d’achat. Et leur argument de vente, SIMPLISTE (là je suis en colère), c’est de leur vendre du rêve et des perspectives éventuelles d’amour voire de Prince Charmant.
Alors oui, je vous concède que la majorité ne souhaite pas finir seule, mais une bonne partie, préfère malgré tout « être seule que mal accompagnée ». Mais NON, dans cette situation, elle ne cherche pas LE PRINCE CHARMANT, mais quelqu’un avec qui elle serait bien, avec qui elle aurait envie de construire quelque chose, qui la respecterait et l’accepterait comme elle est parce qu’elle essaiera également de l’accepter lui comme il est... En bref, nous sommes comme vous !
Alors ARRETEZ de nous prendre pour des célibataires, hystériques de l’être, aigries par la vie et les rencontres que nous avons pu faire, misogyne vis à vis des hommes (il existe un mot pour ça ?) parce que nous racontons des blagues « anti-hommes » (vous en racontez bien sur les femmes, les chiens, les belges, le foot, le cul …) et désespérées !