L’histoire :
(4é de couv. – Edition Pocket – ISBN : 9782266186742)
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…
Mon avis :
Interpellée par le sujet – pour une fois qu’on parle de Monsieur et non pas de Madame de Montespan – je me suis plongée dans les lignes et les mots.
Jean Teulé, je connaissais de nom.
Belle surprise que ce roman qui raconte l’histoire de très certainement le cocu le plus célèbre de France. Avec une plume sobre mais incisive, Jean Teulé nous emporte dans cette époque côté pile. Le côté face étant celle que nous étudions à l’école, celle sur laquelle nous lisons habituellement.
Il n’existait, à priori pas, ou alors peu et méconnue, de biographie de Monsieur de Montespan jusqu’à ce roman. Jean Teulé comble cette lacune et nous propose un récit truculent, ou l’on pourrait se dire parfois qu’il exagère et pourtant …
J’ai donc beaucoup aimé pourtant ce n’est pas LE coup de cœur. Traité d’un sujet historique sans être trop académique et en devenir lassant ou à l’inverse tomber dans le romancé irréel à outrance est je pense un art difficile à maîtriser. Et si Jean Teulé n’est ni trop dans l’un ni trop dans l’autre, il manque un petit je ne sais quoi pour être sublime.
Malgré tout, pour nous offrir au travers de ces quelques pages un pan méconnu de l’histoire, merci …
Questions subsidaires : Madame de Montespan avait la cinquantaine à l’époque de l’affaire des poisons ??? Si oui, on est bien loin des images romancées des pseudos film historiques et autres romans glamours...