disent les allemands.
C'est un peu l'adage qui dit que "Le monde est petit".
Cela est d'autant plus vrai qu'aujourd'hui, grâce aux moyens de communication directs et indirects, il est de plus en plus facile de retrouver quelqu'un. Toutefois, cela fait partie d'une démarche volontaire et parfois, oh combien périlleuse. Car après plusieurs années loin de l'autre, une retrouvaille peu parfois se révélait décevante.
Le fait de grandir dans des environnements différents, de vivre des choses différentes ou de manières différentes peut occasionner des dissensions entre deux personnes qui s'aimaient et s'appréciaient par le passé.
Mais au delà de ces contingences négatives ou pessimistes, les retrouvailles sont souvent source de bonheur.
Mais pour en revenir à ma première idée initiale, plus liée au hasard de la vie, retrouver ou avoir des nouvelles de quelqu'un de manière tout à fait fortuite est surprenante, voire magique.
Quelle n'est pas notre surprise, quand au hasard d'une rue, on se retrouve nez à nez avec quelqu'un qu'on balaye dans un premier temps du regard et quand notre tête, cette petite lumière rouge s'allume, on observe en se disant : mais je le connais.
Et on cherche dans les tiroirs de notre mémoire ...
Bon après, plusieurs cas de figures - je m'en contenterais de 3 ce soir :
. on se reconnaît et on a plaisir à se revoir, ou du moins il semble.
. on se trompe de personne ... Là un grand éclat de rire peut sauver d'une situation qui pourrait être embarrassante.
. c'est l'autre qui nous reconnaît, mais nous, grand blanc, rien à faire. Aucune idée. Ni le visage, ni le nom, ni les événements pourtant qui nous parlent ne nous aide à ouvrir le bon tiroir de la mémoire.
C'est quand même fou ce besoin qu'on a parfois de se retourner vers notre passé. Ce besoin qu'on a de rechercher, de se souvenir, de raconter. Comme si on avait besoin de cela aujourd'hui pour exister. Bien sûr cela fait partie de nous, de notre histoire, de ce que nous sommes. Mais ce besoin d'aller chercher en arrière, comme si ce que nous vivons au quotidien, aujourd'hui, ne nous satisfaisait pas, ne suffisait pas ou plus.
Une sorte d'ancre d'amarrage.
En attendant, tout cela pour dire qu'aujourd'hui, j'ai eu des nouvelles de manière très indirecte de quelqu'un que j'avais perdu de vue depuis 1977 / 1980 .... Que d'eaux ont coulé sous les ponts depuis.
Et pourtant, c'est comme une petite flamme. De celle qui réchauffe le coeur. Qui dit qu'en fait, malgré tout ce que l'on a vécu, tout ce que l'on vit, en dépit du temps, des distances, les rencontres que nous faisons sont importantes et nous marquent, nous touchent. Parce qu'on les a vécues. Parce que la vie est faite de rencontres.
Alors malgré toutes les appréhensions qu'on peut avoir, grâce au hasard ou parce qu'on les provoque, retrouver ou rechercher quelqu'un qui a compté, ou ne serait-ce qu'avoir des nouvelles, ces instants là peuvent être magiques.%%
On se rencontre toujours deux fois, disent les allemands. Je pense que c'est vrai. Je pense aussi que c'est bien de savoir que sur une terre surpeuplée, dans un monde où nous passons notre temps à courir, il y a aussi ces pauses, ces instants qui nous rappellent qui nous sommes et ce que nous avons été.